音楽をもっと身近なものにするために、ヴァイオリンを中心にさまざまな楽器編成で、演奏機会の少ない現代・近代の作品を取り上げて、室内楽コンサートを行っています。初めて聴く音楽に耳を澄ます楽しみを味わってください。
Biographe de Graciane FINZI - QUARTIERS D'ETE 2011
Graciane Finzi entre au Conservatoire National Supérieur de Paris à l’âge de 10 ans en solfège spécialisé, puis deux années plus tard dans la classe de piano de Joseph Benvenuti. À l’âge de 15 ans, elle se tourne résolument vers les classes d’écriture et obtiendra les premiers prix d’harmonie, de contrepoint, de fugue et de composition dans ce même CNSM de Paris.

Plusieurs prix ont récompensé son talent de compositrice : Le Grand Prix de la Promotion Symphonique de la SACEM, le prix Georges Enesco, le prix de la SACD pour son opéra Pauvre Assassin créé à l’opéra du Rhin à Strasbourg, le prix Chartier par l’Institut de France, et le Grand Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre.

Elle a été directrice musicale du Festival de la Défense de 1975 à 1979. Elle est nommée Professeur titulaire au CNSM de Paris en 1979 où elle exerce toujours. Ex-membre de la Commission Symphonique de la SACEM, elle est chargée de mission auprès de l’Association Française d’Action Artistique (AFAA) de 1977 à 2000 et vice-présidente de la SIMC (Société Internationale de Musique Contemporaine) également vice-présidente de la Société Nationale. De 2001 à 2003, elle est résidente à l’Orchestre National de Lille. Actuellement, elle siège au Conseil d’administration de l’association Beaumarchais - SACD.

Son catalogue comprend plus d’une centaine d’œuvres qui sont jouées dans le monde entier par de grands solistes et orchestres renommés. Graciane Finzi utilise les instruments, qu’il s’agisse de masse orchestrale ou de solistes en tenant compte de leur individualité, puis les unit par groupes juxtaposés dont chacun possède son propre dynamisme, ses pulsions, sa couleur, son rythme de vie, multipliant ainsi ce que, en termes de métier, on appelle des parties réelles. Dans un langage moderne qui utilise des progressions harmoniques et chromatiques hors de la tonalité, elle établit des pôles d’attraction entre les notes. Cela guide à la compréhension d’une musique jamais abstraite mais visant l’expression immédiate de la vie et des sentiments profonds de l’homme.

Quelques œuvres charnières : Soleil Vert pour 97 musiciens créé en 1984 par l’Orchestre Philharmonique de Radio France, repris au festival Présences de Radio France, puis en tournée avec l’Orchestre Français des Jeunes sous la direction de Jesus Lopez Cobos. Un tournant va s’opérer dans son langage en 1997 avec son Concerto pour piano et orchestre créé par Jean-Claude Pennetier et l’Orchestre de Montpellier. C’est alors qu’elle s’oriente vers un langage plus harmonique. La multiplicité des couches sonores va s’organiser pour former des harmonies géantes et des couleurs insoupçonnées. Et puis il y a sa tendre Errance dans la Nuit, ballade pour violoncelle et orchestre, créée par Gary Hoffman et l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pascal Rophé. Œuvre reprise par Gary Hoffman à Francfort avec le Württembergisches Kammerorchester sous la direction de Ruben Gazarian ainsi que par l’Orchestre National de Lille sous la baguette de Paul Polivnick. Et puis il y a aussi la Tombée du Jour écrite pour José Van Dam sur le très beau texte de Michel Schneider créée salle Pleyel à Paris avec l’ensemble Orchestral et John Nelson. Elizabeth Chojnacka parcourt le monde avec son romantique Espressivo pour clavecin amplifié et sons fixés.

Elle a une action pédagogique importante en s’impliquant dans la vie de la Cité avec ses opéras Le Clavier Fantastique et Quand un enfant voyage chantés par des centaines d’enfants d’écoles et collèges, encadrés par des maîtrises et orchestres professionnels, et ce, dans plusieurs villes de France en de nombreuses représentations. Et puis, il y a Là-bas peut-être, spectacle total pour adolescents avec danse, chant, vidéo, sons fixés, accordéon, percussions africaines et ensemble instrumental pour lequel les ados les plus récalcitrants adhèrent pleinement. Cet opéra a été créé à Lille au Grand Bleu et au Nouveau Siècle par l’Orchestre National de Lille pour plusieurs représentations, repris en 2006 à Montpellier par l’Opéra National de Montpellier et à La Rochelle dans une nouvelle production dans le cadre du compositeur dans la Cité.

2011 voit la création de Et nous le monde sur le livret de Jacques Descorde, avec le chœur de Radio France et les musiciens de l’Orchestre National de France, sous la direction de Mélanie Levy-Thiebaut.

Autre collaboration, celle avec Jean-Claude Carrière autour de l’opéra Le Dernier jour de Socrate créé à l’Opéra Comique à Paris. L’ouvrage tient le public en haleine tel un monolithe sonore et compact dont l’orchestration préserve la lisibilité.

… La musique de Graciane Finzi est une sorte de recréation de l’Art partant sur des bases nouvelles, une genèse de création du monde, un chamboulement du magma d’où sort une autre conception de la musique .… Il y a cette force étrange qui emporte l’auditeur dans un monde envoûtant (extraits d’articles de presse).

Graciane Finzi utilise aussi les mélanges de genre. Elle n’hésite pas à mêler dans sa musique des chants Flamenco dans Ode à Dali, des rythmes d’Afrique avec Nomade et Brume de Sable, écrire sur des textes en Gallego Alma Mareira créé à Saint Jacques de Compostelle, direction Antoni Ros Marba, en arabe classique sur un texte de Adonis. Elle explore aussi un monde sonore en découvrant l’univers des astrophysiciens Jean Audouze et Michel Cassé qui lui écrivent les textes Univers de Lumière et La Robe de L’Univers.

Graciane Finzi nous dit : Peut-on parler de romantisme ? Peut-être, je ne sais pas. D’expression ? Oui, je l’espère. De sentiments ? Très certainement et je le souhaite.

" Un peu Clara, compositrice et pianiste, un peu Robert pour l’abondance de la production et le goût des titres poétiques, Graciane Finzi aime les Schumann et leur a rendu un libre hommage dans L’Amour et la vie d’une femme pour trio à cordes, un genre que n’ont jamais pratiqué ni le mari ni la femme ! Compositeur ou compositrice ? Il n’importe ! Graciane Finzi fait partie de celles qui font entrer par la voie unique la "création au féminin" dans le troisième millénaire. Qui a écouté les émouvantes mélodies avec orchestre de La Tombée du jour, la sombre ballade, L’Errance dans la nuit, pour violoncelle et orchestre, ou encore Le Dernier Jour de Socrate, opéra d’une puissance sobre et altière, en sera convaincu. "

Brigitte François-Sappey
Notices des ouvres du concert - QUARTIERS D'ETE 2011
Et si tout recommençait
pour violon et piano
 
Comme toute la production de Graciane Finzi,
 « Et si tout recommençait « répond à une volonté
 de communication immédiate ancrée dans la vie et les sentiments humains.
Le titre s'est imposé après la  composition de la partition en écho à la spontanéité qui mène le discours

Et suggère une conception de l’existence comme uneperpétuelle création.
Pour autant, cette improvisation écrite est  sous-tendue par une solide structure, jalonnée de
signaux sonores qui guident l'écoute (glissandi, silences, ralentis, etc).
 
Le premier mouvement," Calme et  mystérieux", est introduit par une pédale interrogative, dans l'extrême grave du piano,d'où émergent les harmonies génératrices de la pièce. Le violon se réveille soudain dans un martèlement répétitif puis s'envole vers une mélodie sostenuto,tandis que le piano maintient ['ostinato jusqu'à l'essoufflement.
 
"Le second mouvement "rêveur et tendre "se présente
comme un thème suivi de cinq variations, dans l'esprit d'une chaconne.
 Sur une sombre descente chromatique, le violon, a cappella ou en duo, développe
sa complainte avec une expression de plus en plus virtuose et fantasque.
 
Les deux mouvements sont unifiés par un caractère tantôt mélancolique, tantôt
angoissé, et par des motifs de même parenté (intervalles de tierces et de secondes mineures, rythmes asymétriques, trilles, agrégats).
 
"Et si tout recommençait "est dédié à ses
deux jeunes  créateurs,  Charlotte Bonneton et François Dumont.   Editions Billaudot
 

IMPRESSION TANGO
                 
J'ai toujours eu une passion pour le tango .
Et puis un jour, Marianne Pikety me demande une pièce pour violon et accordéon ...
C'était le moment de me lancer dans cet exercice difficile pour un compositeur classique : Ecrire un Tango.
De là est née cette "impression Tango".
Alternance tension - détente  est pour moi une des caractéristiques de cette musique. Je m'en suis servie abondamment et passionnément.
J'aime le tango !
Ce tango est enregistré par Marianne Piketty et Pascal Contet chez Maguelone
Il existe une version pour Alto ou Violoncelle et Piano.
Editions Billaudot
 
 
9 minutes 30
 
Dans 9'30 pour Clarinette basse et violoncelle , les instruments s'amusent à se trouver, s'éloigner ,se retrouver, se perdre,converser...
Le mariage des sonorités entre les 2 instruments a été un des éléments important
dans l'élaboration de cette pièce.
exemple:" Pizz. Bartok "conjugué au "Slap" de la clarinette basse; le "Sul Ponticello"
du violoncelle avec le souffle de l'instrument à vent etc...
Editions Universal (Durand )
 

TRIO POUR VIOLON. VIOLONCELLE ET PIANO
 
Créé le 16 Juin 1975 au Festival de Lyon, par le Trio de Lyon.
 
Ce Trio est composé d'un ensemble de cinq petites pièces :
 
1) Un seul élément est partagé entre le violon, le violoncelle
et le piano. Cette phrase musicale de quelques notes vit grâce
aux différentes attaques sonores ici employées :
- pizz,
- pizz vibré,
- arco avec ou sans vibrato,
- attaques différentes d'un même son, etc....
 
2) Juxtaposition des trois instruments à des temps différents.

3) Juxtaposition d'éléments différents. Chaque instrument a sa
propre vie et est indépendant par rapport aux autres.

4) Recherche d'une certaine atmosphère sonore. Elle s'enchaîne au
 
5) qui ne se justifie pas autrement que par 1'envie que j'ai eue
d'entendre cette valse à la fin de ce trio.

Editions Universal(Durand)
 

Free-Quartet
Pour quatuor avec piano
 
Des juxtapositions de tempi différents représentant le monde évoluant à des rythmes différents , voilà ce qui ressort en  général de mon langage musical.
 
Le mode d’écriture ici employé est avant tout une grande liberté de pensée instrumentale.
 
Les instrumentistes vont même jusqu’à se dégager par moment de l’œuvre pour faire leur « solo », un peu dans l’idée des formations de Jazz ;Ils ont toutefois des points d’appui, des points de rencontre impératifs.
 
Ainsi la vie
Pour Alto seul
 
Ainsi la vie.. . Ainsi va la vie..….
 
Eternel recommencement, évolution ,et puis ,plus rien
 
Et ça recommence encore et toujours
 
 
 Mouvements interrompus
Pour Violon et Alto, dédié à Yurié Tamuro que j’aurais tant aimé connaître
 
Ces six mouvements interrompus sont en fait des variations sans thèmes.
Les harmonies considérées ici comme des expressions humaines circulent d’une pièce à l’autre comme des motifs obsessionnels tout au long de l’œuvre
 
Ils figurent des moments de vie interrompus par des évènements extérieurs ,des conversations tristes ou tendres,calmes ou exaltées.
 
Le violon et l’alto utilisent des modes de jeu variés comme peuvent l’être les intonations de voix exprimant des sentiments divers
Note de programme QURATIERS D'ÉTÉ 2010
«à x. » de Wataru MIYAKAWA
à x. est une pièce que j’ai écrite il y a environ sept ans. A cette époque-là, j’étais profondément touché par l’oeuvre du compositeur grec Iannis Xenakis (1922-2001) et j’ai voulu, à ma manière, apprendre la force qui se manifeste dans son oeuvre par l’écriture d’à x. Cette pièce est donc une sorte de hommage à Xenakis.

Comme il avait écrit une oeuvre pour piano qui s’intitule à r., hommage à Ravel, j’ai voulu lui rendre, ici, hommage à sa manière. Dans à x., les glissandos, modes de jeu caractéristiques de l’oeuvre de Xenakis, jouent un rôle déterminant. Ces glissandos se croisent souvent de manière « X », ce qui explique également mon choix du titre. En ce qui concerne la réalisation, je me suis souvent basé sur plusieurs courbes exponentielles qui ont été tracées par un ami qui faisait les études de mathématiques pour déterminer la durée et les hauteurs de ces glissandos.

Cette démarche évoque bien évidemment celle de Xenakis. On pourrait dire que mon approche adoptée dans cette pièce est tout à fait semblable à celle d’un apprenti peintre qui copie un chef-d’oeuvre.
CONCERT PORTRAIT DE RÉGIS CAMPO
QUARTIERS D'ÉTÉ 2010
RÉGIS CAMPO CONCERT PORTRAIT


Takashi HAMANO violon
Yurie TOMIYAMA violon
Yoshio NAKAYAMA alto
Shin-ichi EGUCHI violoncelle

□à x pour violon et violoncelle de Wataru MIYAKAWA (2002/10) (pièce invitée)

□ÉDEN pour violon seul (2009)

□quatuor à cordes no.1 LES HEURES MALÉFIQUES (2005)

□LIVRE DE FANTASIES, extraits pour violoncelles seul (1999)

□ETERNAL SUNSHINE.2 pour violon et alto (2010)création
 commande de Club Péniche et Quartiers Musicaux

□quatuor à cordes no.4 ENERGY/FLY (2010) création


19h00 SAMEDI 19 JUIN 2010
YOKOHAMA MINATOMIRAI HALL
SALLE RÉCITAL

Non Adhérent \3000
Adhérent \2500
Etudiant \2000
Carnet(X4) \10000

Renseignement & Réservation
entracte@m.email.ne.jp
TEL 03.34.15.89.16.
FAX 03.34.15.89.17

★sur RÉGIS CAMPO
 La biographie
 Note de programme
« Restez vous-mêmes » par Wataru MIYAKAWA
_____________________________QUARTIER D'ÉTÉ 2010 Régis CAMPO

J’ai étudié la composition avec Régis Campo au CRR de Marseille il y a quelques années. A ce moment-là, il y avait un propos qu’il répétait sans cesse à nous élèves : « Restez vous-mêmes ! »

« à x. », qui est joué à cette occasion, est une pièce que j’ai écrite il y a environ sept ans. A cette époque-là, j’étais profondément touché par l’œuvre du compositeur grec Iannis Xenakis (1922-2001) et j’ai voulu, à ma manière, apprendre la force qui se manifeste dans son œuvre par l’écriture d’à x. Probablement l’œuvre de Régis Campo se situe aux antipodes de celle de Xenakis. Toutefois, il semble y avoir un point commun : ils incarnent chacun ce propos : « Restez vous-mêmes ! » Xenakis s’est réfugié en France notamment suite à la participation au mouvement de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale. Travaillant en tant qu’architecte auprès de Le Corbusier, il a débuté sa carrière de compositeur avec Metastasis qui se caractérise par une sonorité totalement « inouïe » jusqu’alors, et continué à explorer une voie très originale, en reposant souvent sur ses connaissances de l’architecture et des mathématiques. De son côté, les premières œuvres de Régis Campo datent des années 1990, période où les compositeurs spectraux ont joué un rôle très important dans la scène de la musique contemporaine française. Même s’il a très bien connu la technique compositionnelle de la musique spectrale, il a réussi à élaborer un langage très personnel qui se démarque clairement de celle-ci, comme le montrent ses caractéristiques musicales telles que l’importance de la mélodie et de la vitesse ou le sens de l’humour.

« Rester soi-même » ou « rester fidèle à soi-même » est généralement compris comme quelque chose de tout à fait normal pour un artiste. Mais cela signifie, en réalité, un combat dur et solitaire. Et c’est sans doute l’œuvre ayant été créée au-delà de ces épreuves, qui nous fait réellement vibrer.

La France est un pays qui a produit des personnalités remarquables dans divers domaines, et qui a également accueilli ce type de personnalités de l’étranger. En même temps, elle peut parfois se caractériser par un aspect très académique. Régis Campo, avec son humour typique d’un Marseillais, transforme toujours une histoire sérieuse en une blague. Toutefois, on se rend compte, de son expression lorsqu’il parle de son activité de compositeur à Paris, ville très stimulante et dynamique mais qui peut aussi être très dure avec quelque chose n’appartenant pas à l’académisme, que le chemin qu’il a exploré dans cette ville n’a pas été toujours facile.

Personnellement, je me suis intéressé, après la composition d’« à x. », de plus en plus à la musique qui attache de l’importance à l’harmonie. Et Régis Campo m’a très souvent conseillé d’approfondir ces recherches, et aussi de ne pas oublier mon origine japonaise.

Je voudrais poursuivre mes recherches, tout en restant, à l’instar de ces deux compositeurs que je respecte profondément, fidèle à moi-même.

*« à x. » de Wataru MIYAKAWA va être joué au concert portrait de Régis CAMPO dans son intention de programmer une des pièces de ses élèves.